L’Arc et le Tao sont consubstantiels de la mythologie cosmogonique de  l’Empire du Milieu depuis des millénaires. Des Grands Maîtres lettrés comme Maître Kongzi,  ont initié l’élite impériale au tir à l’arc. Il était considéré comme l’un des « Six Dons du Ciel » avec la calligraphie, la littérature, les mathématiques, la musique et la maîtrise d’attelages.

La  « Voie de l’Arc » ou « GONG DAO »*, sera considérée  en Asie, comme le summum des « arts martiaux ». Dans l’Empire du Milieu , la philosophie de cet Art s’est imprégnée des « Trois Enseignements » : le Taoïsme – le Confucianisme – le Bouddhisme C’han. Au Japon, le Kyu Do plonge ses racines dans le « GONG DAO ».

Le « GONG DAO », à l’instar du TAO, ne s’intellectualise pas, il se vit. Il est une ascèse de la connaissance de soi,  qui conduit à la maîtrise du corps, du mental et des énergies. Alors, « duan » après « duan », l’initié parviendra au T’AI JI, c’est à dire à l’harmonie intérieure, en osmose « microcosme-macrocosme ».

L’enseignement initiatique, se réfère aux plus grands Maîtres de l’Art : Maître Wang Ju, Li Chen Feng et Zhou Tong. La « Méthode » est dite en « Qi Gong », elle est dispensée par un Maître d’Armes.

 

* La transcription pinyin de KUNGDAO est « Gongdao », en chinois on dirait aussi « Gondzhi Dao »  弓之道 (C. Despeux).