“ART  MARTIAL  –  ART  INITIATIQUE ”

Avant que d’être un art au sens commun du terme, “l’Art Martial” est d’abord une pratique, d’attaque, de défense (par définition martiale), ou de nécessité vitale, de subsistance (chasse).

Ces pratiques sont nées des besoins de l’homme de survivre dans son environnement. Ainsi leurs origines se perdent dans la nuit des temps de l’humanité.

Au travers de ses observations dans les domaines, environnementaux, l’homme  perfectionnera l’objet-arme par destination (pierre, liane, bâton, etc…). Les multiples usages qu’il en fera évolueront au gré de son imagination. Les réflexions techniques, relatives aux situations de confrontations avec l’adversaire, fut-il humain ou animal, obligeront aussi l’homme à exploiter conjointement ses ressources physiques, physiologiques et psychiques.

La nécessité d’objectiver  l’image que l’on a de sa personne, entraîne le combattant et/ou le chasseur à se préparer à lutter, à se projeter parfois virtuellement dans ces situations. Dès lors se fait jour la nécessité de s’entraîner, non seulement pour s’améliorer, tout au moins pour se maintenir en condition de performance optimale. D’où l’idée de compétition où l’évaluation quantifie et qualifie  prouesses et compétences.

Comme  toute  pratique, qu’elle soit physique ou mentale, le summum de l’accomplissement donne à penser qu’il y a au-delà de la force  primaire et des réflexes conditionnés par les circonstances triviales : une autre dimension de « l’humanitude ». On atteint alors une élévation d’esprit distanciée du commun.

Laction est transcendée jusqu’au sublime de l’immanence…., jusqu’à n’exister qu’en elle-même, sans autre destination que sa propre révélation. Il en est de même pour les arts dits “martiaux”. Dans ce domaine aussi se révèle l’essence de l’être, sa véritable dimension se fonde dans l’expression pleinement achevée. Toutes choses étant égales par ailleurs, point n’est besoin de compétition egotique pour faire apparaître  la vérité ontologique de la chose cachée sous la lettre.

Dans le véritable art qualifié secondairement de “martial”, l’arme n’est plus par destination, vecteur d’agression ou de défense, ni même instrument de hiérarchisation sociale. Elle est le prolongement de vertus profondes en l’être humain, propres à dépasser l’illusion pour susciter  l’osmose avec la  nature  en général, sans que celle de l’individu ne s’y oppose en terme d’altérité.

« Tendre vers l’accomplissement,  c’est s’engager sur la Voie initiatique . »

À PROPOS DE…MÉDITATION”

(Extraits)

Qui n’a pas un jour, éprouvé le besoin de prendre de la distance, par rapport à un style de vie et de s’extraire des rythmes infernaux de la modernité. Quand les attachements enchaînent, les responsabilités, asservissent, lorsque les relations aux autres se font totalitaires, l’envie de se poser, et faire un retour sur soi-même, devient une question existentielle………………..

Nous sommes en carence d’intime, la quête de sens ramène à l’intériorité, et induit un besoin de méditer………………….

> “méditation”, du latin meditato, désigne:

- une pratique mentale ou spirituelle………………….

La méditation ouvre sur des objectifs multiples parfois concomitants:………………………………………………….

La méditation donne l’occasion d’“ouvrir pleinement sa conscience…disent nombre d’adeptes………………………………

La conscience est notre contact à la vie,  au travers des sens. Au delà des aspects purement transitionnels des sensations, notre conscience est aussi le creuset des perceptions………………..et des conceptions…………………

Le processus relatif à la méditation se développe selon un triptyque avec:

- la phase d’entrée, de l’ordre du corporel (ex: installation posturale et respiratoire)

S’agissant d’entrer en méditation, la respiration a une fonctionnalité inductive majeure. Celle-ci à pour effet premier de distraire graduellement l’attention de tout autre sujet ou affect………

- la phase de méditation proprement dite ou contemplation distanciée, interne ou externe à soi……………………………

La contemplation, c’est: “L’attitude de la conscience quand elle se contente de connaître ce qui est, sans vouloir le posséder, l’utiliser ou le juger”. (A. Comte-Sponville)…………………….

La méditation n’est pas nécessairement motivée par la seule représentation d’objets de toute nature, elle peut l’être par….rien de particulier!…………

Nous savons au quotidien que tout est “périssable”, récupérable, transformable etc. tout est impermanent et interdépendant…et que la notion de perception de l’intangibilité est “vide” de sens, pour autant ce vide n’est pas le néant!

- la phase de sortie, active avec le retour ici et maintenant  par la réactivation progressive de la sensorialité……………………………

Ce genre de méditation s’inscrit souvent en héritière des conceptions métaphysiques anciennes. Les sagesses orientales ont des pratiques coutumières qui………….font sens quand à leur identité spirituelle représentative de leurs cosmogonies culturelles.

(Extraits d’une conférence “À propos de méditation” - G. Depreux)