PROTECTION DU POUCE DE CORDE…

La curiosité du Maître d’armes m’a conduit récemment à chercher sur le net ce qui se disait à propos des pratiques de tir, incluant les décocheurs anciens que sont les bagues, anneaux et gants d’échappement de corde.

Dans l’art martial que j’enseigne le « KŪNG DAO » (la « VOIE DE L’ARC ») ou art traditionnel ritualisé du tir à l’arc de cours en CHINE, on a utilisé trois  principaux systèmes:

 

> L’anneau de pouce

> le  »doigtier » de pouce

> La « bague de pouce »

Ces trois procédés sont à la fois des protecteurs de pouce et des « standardisateurs » du lâcher d’échappement.

 

En ce qui me concerne j’ai utilisé avec succès les trois systèmes (y compris le gantelet de Kyudo pour le Kyudo bien sûr!)

> L’anneau de pouce est le moins confortable d’utilisation, si la corde est placée en amont de celui-ci. C’est certainement à cause de cela que leur forme à évoluée (anneaux à gorges).

> Le doigtier de pouce (en cuir) dont la découpe puis la mise en forme rappelle la bague de pouce. Il est d’une utilisation simple et très formatrice quant au processus du lâcher avec le pouce. Mes étudiants commencent tous avec ce type de protection.

> Le fin du fin demeure la bague de pouce. Elle est encore aujourd’hui utilisée en tir à l’arc traditionnel Coréen et Mongol.

 

 

Tout paraîtrait fort simple si l’on pouvait passer outre un certain nombre de paramètres fondamentaux. Ainsi la fabrication de ces « prothèses » doit tenir compte de la latéralisation de la flèche selon les pratiques traditionnelles. Ensuite il est impératif d’adapter l’objet au pouce de l’archer. D’autres paramètres tiennent à la configuration selon certains principes très importants, de l’objet (angles, épaisseur, hauteur, matériaux, etc). Bref la qualité de la technique de tir, son efficacité en dépendent plus qu’il n’y paraît. A cet égard, ancien compétiteur de haut niveau, j’en sais quelque chose lorsqu’il s’agissait de se préparer une « palette »!

Il serait beaucoup trop long de développer ici ce qui précède, et les bonnes raisons qui faisaient que les Maîtres anciens tenaient à dissimuler leur « décocheur » ne me surprend pas. J’ai découvert leurs secrets, et en dépit des apparences, rien n’est évident en tir à l’arc, à fortiori dans le domaine du « KŪNG DAO ».

Une façon de s’en « bricoler »  une.……thumb ring build along.avide (clicker sur le lien)

D’autres résultats……. Thumb rings (archery) – experiments – part 1 (clicker sur le lien)

 

PROTECTION DU BRAS D’ARC

Une protection qui a une grande importance sur deux points majeurs : c’est le « protège bras » d’arc.

Le premier point est que le « protège bras », lorsqu’il est touché par la corde au moment son l’échappement, montre qu’il y a soit:

 

Ø un problème de technique d’archer.

Ø Un problème d’épaisseur vestimentaire

Ø Un problème de « band »

 

Le second point, découle du premier. En effet le va et vient de la corde après le décochage de la flèche, fouette douloureusement le bras sans protection.

Un arc bien réglé, et une technique bien comprise éliminent les problèmes, cependant mieux vaut conserver cette protection. Le « protège bras » ne doit pas être trop épais et sa matière assez glissante pour ne pas, en cas de frottement, freiner la corde.

A noter que cette protection n’en exclue pas de plus complètes, concernant les archers aux articulations de coude dites « hyperlaxes ». Pour les archères le port d’un plastron classique, près du corps, réduit les problèmes de passage de buste. (le plastron est plus aisé d’emploi qu’au Kyudo)

Protège bras en corne

 

NB : Les problèmes de blessures au pouce de main d’arc, au passage de l’empennage, sont dus à un réglage de point d’encochage sur la corde et au positionnement de la main d’arc sur la poignée d’arc.