Éditoriaux – 2011

 

Bienvenue sur notre site, le premier consacré en Europe au tir à l’arc rituel chinois, “grand parent confucéen” du Kyudo japonais: le

“KŪNG DAO”

Nous souhaitons vous faire partager notre longue expérience dans un art martial considéré en Chine impériale comme le plus éminent. Certes tout ne peut être développé ici, ce serait trop long au risque d’être assommant, pour autant, vous pourrez en avoir un sérieux aperçu, et si vous le souhaitez, avoir envie d’être initié(e) dans:

“La VOIE de l’Arc”

“Points de vue”

EST-CE POSSIBLE…

“Tout un chacun a pu s’entendre dire qu’il était inimaginable pour un occidental de comprendre les “mentalités” d’Asie, et en corollaire d’en “décrypter”  leurs fondements.

Cet a priori, voire ce postulat, est-il fondé?

La différence entre les cultures d’un continent à un autre, tient fondamentalement au mode d’expression des idées, et des perceptions affectives, tenant à la cosmogonie et aux archétypes de chaque société. Le code éthique attaché à l’environnement, sert de catalyseur relationnel entre les membres du groupe et ajoute à sa singularité.

Cependant, le dénominateur commun à toute l’humanité, demeure dans tous les cas, la psychologie fondamentale inhérente à l’espèce.

En effet si tel n’était pas le cas, comment imaginer que des occidentaux, n’ayant aucune compréhension des dialectes d’Asie, puissent néanmoins intégrer la philosophie des arts martiaux dans le même esprit?

Et d’autre part comment concevoir que des orientaux pratiquent avec un talent hors pair, des arts représentatifs des sensibilités occidentales?

C’est dans l’apprentissage respectueux des singularités de l’autre, que les différences de traditions ne constituent pas nécessairement un obstacle entre des êtres humains de bonne volonté.”

Gérard DEPREUX 2011

(Maître d’arme. Breveté d’État en tir à l’arc)

 

« Points de vue »

L’APPEAU DES ILLUSIONS…

Au travers de la plupart des démarches exotiques, la personne en recherche, vise à trouver un bien-être physique et psychologique, en essayant des voies de ressourcement différentes de celles de sa propre culture. Ce cheminement est censé permettre au cherchant de devenir «une personne qui fonctionne pleinement » et donc trouver son plein accomplissement en tant qu’individu au monde.

Dans le domaine des spiritualités, la personne recherche la révélation d’un univers psychique propre à vivre une sorte “d’état de grâce” qui illuminerait de sa conscience.

Les options souvent se croisent, et la recherche se résume souvent à des conforts d’états psychologiques, qui font que l’on  tend à trouver une harmonie optimale dans sa traversée la vie.

Dans le panel des arts dits “internes” ou “externes” d’Extrême Orient présentés comme paradigme de l’efficacité, les concepts de “Voie” intiatique, de bien-être physique, de maitrise mentale, de spiritualité ineffable etc. abondent l’originalité des quêtes personnelles.

Corollairement des intérêts pragmatiques afférents à ces quêtes sont apparu sur le marché des “produits” censés répondre à toutes, tant implicites qu’explicites. Des promoteurs de spiritualités, aux praticiens des remise en forme, le marché fait en sorte de ne pas décevoir l’appétence du profane pour l’exotisme, en développant la diversification de  l’offre.

“La Vertu ne va jamais seule, elle attire toujours les imitateurs “

Confucius

Les tendances hédonistes se satisfont de “butiner” ici et là sans trop de questionnement ni d’engagement participatif autre que ludique. L’offre s’en tient au “tout prêt” et au “tout compris” propre à séduire les nomades du bien-être.

D’autres courants considèrent que chaque individu possède en lui des capacités d’accomplissement à découvrir. Ils entretiennent un climat d’accompagnement constructif personnalisé. Dans cette perspective bien comprise, le public est moins volatil dans l’effort d’implication.

Trois paramètres essentiels conditionnent un climat de confiance entre “Maître” et “étudiant”.

> En premier lieu, la volonté d’investissement nécessaire de ce dernier dans le temps.

> L’assurance que le niveau des compétences  du prestataire et le type de validation de  celles-ci sont recevables.

> Qu’il n’y ait aucune la rétention d’information, ni d’artifice ésotérico-culturel dans la formation.

Parmi nombre de pratiques, dites de “sagesse”, dans l’ouverture initiatique au “Kūng Dao”, point d’ésotérisme fallacieux, de spéculations délirantes, pas plus de commerce de dupe, sous couvert de “Maîtres” au “kilomètre”, ni d’hérédité  à la “Dupond”. En tout état de cause, les “mystères” de la connaissance, demeurent dans l’esprit de celles et ceux qui ne donnent pas ce qu’il faut d’eux même, pour en découvrir la réalité première. Quant aux enseignants….si c’est au pied du mur qu’on voit le maçon….on peut en dire autant de la connaissance de l’Art du tir à l’arc!

“L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner, ensuite il enseigne.”

Confucius

(Extrait des Entretiens du Maître avec ses disciples)

Gédéix 2011